Association française d'audiodescription (AFA)

« Les contes d’Hoffmann » en audiodescription à l’Opéra de Paris

Posted on: 13 juillet 2012

Photo : Les Contes d'Hoffmann - source lefigaro.fr

Accès Culture vous propose trois représentations adaptées de l’opéra de Jacques Offenbach, les 16, 25 et 28 septembre 2012. Retrouvez l’ensemble des programmes disponibles en audiodescription sur la page Calendrier.

Le compositeur

Jacques Offenbach, né le 20 juin 1819 à Cologne, mort le 4 octobre 1880 à Paris.

Fils d’un chantre de la synagogue de Cologne, Offenbach vient très jeune à Paris, où, après avoir étudié au Conservatoire de Musique, il entre comme violoncelliste dans l’Orchestre de l’Opéra-Comique. En 1849, il est nommé chef d’orchestre au Théâtre Français et, en 1855, il fonde les Bouffes-Parisiens (initialement situés sur l’emplacement de l’actuel Théâtre Marigny) qu’il dirige jusqu’en 1866. Il y crée un grand nombre de ses opérettes, dont son premier grand succès, Orphée aux Enfers (1858), et, dans d’autres théâtres, La Belle Hélène (1864), Barbe-Bleue (1866), La Vie parisienne et La Grande Duchesse de Gérolstein (1867), La Périchole (1868), etc. En 1873, Offenbach prend la direction de la Gaîté Lyrique, mais malgré le succès d’Orphée aux Enfers, remanié en opéra-féerie à grand spectacle, le théâtre est vite en faillite. Ruiné, le compositeur entreprend alors des travaux alimentaires (dont une tournée aux Etats-Unis), qui l’épuisent. Miné par la goutte et les rhumatismes, il meurt avant d’avoir pu achever Les Contes d’Hoffmann, l’œuvre qui devait le faire reconnaître comme « compositeur sérieux ».

L’œuvre

Le livret est tiré d’une pièce que Jules Barbier et Michel Carré (les librettistes, entre autres, du Faust de Gounod) avaient eux-mêmes conçue à partir de trois contes de l’écrivain allemand E.T.A. Hoffmann. Il s’agit de trois histoires de femmes manipulées (Olympia, Antonia, Giulietta), dont Hoffmann, devenu personnage central, est à la fois le narrateur et le héros malheureux (une quatrième, mettant en scène une autre femme, Stella, les encadre). Dans tous les cas, cette quête de la femme idéale est contrecarrée par un personnage diabolique (Lindorf, Coppélius, Miracle, Dapertutto). L’univers de ces contes est délibérément fantastique et certains servirent de base à Freud pour ses théories sur « l’inquiétante étrangeté ».

Offenbach dut voir la pièce de Barbier et Carré lors de sa création à l’Odéon en 1851. Mais ce n’est qu’en 1876, au retour de sa tournée américaine, qu’il chercha à en faire un opéra. Il se mit alors au travail, modifiant sensiblement la structure originale de l’œuvre. Mais à sa mort, la partition était dans un tel état d’inachèvement qu’il fallut la compléter pour pouvoir la faire représenter. (concernant la version choisie par l’Opéra National de Paris pour cette production, cf l’article d’Alain Patrick Olivier «La dramaturgie introuvable», p. 45)

La création

Les Contes d’Hoffmann ont été créés le 10 février 1881 à l’Opéra-Comique.

 

L’œuvre à l’Opéra de Paris

Après de nombreuses représentations à l’Opéra-Comique, Les Contes d’Hoffmann sont représentés pour la première fois au Palais Garnier le 28 octobre 1974, sous la direction de Georges Prêtre, dans une mise en scène de Patrice Chéreau, des décors de Richard Peduzzi, des costumes de Jacques Schmidt, avec Nicolai Gedda (Hoffmann), Eliane Manchet (Olympia), Régine Crespin (Giulietta), Christiane Eda-Pierre (Antonia) et Tom Krause (Lindorf, Coppélius, Dapertutto, Miracle). Cette production sera reprise jusqu’en 1980. En 1982, l’Opéra de Paris présentait l’œuvre à l’Opéra-Comique, dans une adaptation de la production du Festival de Salzbourg (mise en scène et décors de Jean-Pierre Ponnelle), sous la direction d’Alain Lombard, avec Neil Shicoff (Hoffmann), Nelly Miricioiu (les quatre rôles féminins), Jean-Philippe Lafont (les quatre rôles diaboliques). En avril 1992, enfin, l’œuvre était à l’affiche de l’Opéra Bastille, sous la direction de Ion Marin, dans une mise en scène de Roman Polanski (décors et costumes de Frantz Salieri), avec Francisco Araiza (Hoffmann), Natalie Dessay (Olympia), Lella Cuberli (Antonia), Nadine Denize (Giulietta) et José Van Dam (les quatre rôles diaboliques).

La production mise en scène par Robert Carsen, qui est reproposée aujourd’hui, a été créée en mars 2000, sous la direction de James Conlon, avec Janez Lotric, Natalie Dessay, Andrea Rost, Enkelejda Shkosa et Samuel Ramey.

Représentations adaptées :
16/09/2012 à 14h30 (visuel)
25/09/2012 à 19h30 (visuel)
28/09/2012 à 19h30 (visuel)

Infos tarifs et réservations
TARIFS RÉDUITS
4ème cat. : 63 euros (au lieu de 90 euros) pour une personne déficiente visuelle et son accompagnateur.

Réservations auprès de Chantal Mousterou
Par téléphone : 0140011850
Par mail : cmousterou@operadeparis.fr
Lors de votre réservation, nous vous remercions de préciser le nombre de casques d’audiodescription dont vous avez besoin, ainsi que la présence éventuelle d’un chien-guide.

haut de la page Accueil

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Cliquez pour recevoir les notifications de nouveaux articles par e-mail (un message de validation vous sera envoyé).

Rejoignez 225 autres abonnés

Abonnement RSS Wikio

http://www.wikio.fr
© 2008-2013 Association française d'audiodescription
%d blogueurs aiment cette page :