Accès Culture, audiodescription du spectacle vivant, saison 2012-2013

Une information de Priscillia Desbarres, chargée de communication d’Accès Culture.
Vous pouvez retrouver la programmation complète de la région parisienne sur le site d’Accès Culture en téléchargeant le fichier RTF :
 http://www.accesculture.org/?cat=3. Pour en savoir plus sur la programmation nationale des spectacles en audiodescription 2012-2013 : http://www.accesculture.org/spectacles

Photo de la salle du théâtre du Chatelet

Cette nouvelle saison riche en émotion vous promet surprise, passion et fantaisie. Découvrez des Opéras, pièces de théâtre et comédies musicales hors du commun. Vibrez sous les rythmes New-Yorkais de la comédie musicale West Side Story. Au théâtre, laissez-vous transporter par la romance de Roméo et Juliette. Appréciez les airs voluptueux des opéras…

Nous cherchons, sans cesse, en collaboration avec les théâtres à vous offrir le meilleur de la programmation et nous vous attendons nombreux sur nos différents spectacles.

Nous vous ferons parvenir début octobre le programme nationale sous la forme d’une affiche représentant une carte de France. Ce programme sera accompagné d’un CD sous format Daisy.

Pour toute demande de programme braille, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.

haut de la page Accueil

Publicités

« Les contes d’Hoffmann » en audiodescription à l’Opéra de Paris

Photo : Les Contes d'Hoffmann - source lefigaro.fr

Accès Culture vous propose trois représentations adaptées de l’opéra de Jacques Offenbach, les 16, 25 et 28 septembre 2012. Retrouvez l’ensemble des programmes disponibles en audiodescription sur la page Calendrier.

Le compositeur

Jacques Offenbach, né le 20 juin 1819 à Cologne, mort le 4 octobre 1880 à Paris.

Fils d’un chantre de la synagogue de Cologne, Offenbach vient très jeune à Paris, où, après avoir étudié au Conservatoire de Musique, il entre comme violoncelliste dans l’Orchestre de l’Opéra-Comique. En 1849, il est nommé chef d’orchestre au Théâtre Français et, en 1855, il fonde les Bouffes-Parisiens (initialement situés sur l’emplacement de l’actuel Théâtre Marigny) qu’il dirige jusqu’en 1866. Il y crée un grand nombre de ses opérettes, dont son premier grand succès, Orphée aux Enfers (1858), et, dans d’autres théâtres, La Belle Hélène (1864), Barbe-Bleue (1866), La Vie parisienne et La Grande Duchesse de Gérolstein (1867), La Périchole (1868), etc. En 1873, Offenbach prend la direction de la Gaîté Lyrique, mais malgré le succès d’Orphée aux Enfers, remanié en opéra-féerie à grand spectacle, le théâtre est vite en faillite. Ruiné, le compositeur entreprend alors des travaux alimentaires (dont une tournée aux Etats-Unis), qui l’épuisent. Miné par la goutte et les rhumatismes, il meurt avant d’avoir pu achever Les Contes d’Hoffmann, l’œuvre qui devait le faire reconnaître comme « compositeur sérieux ».

L’œuvre

Le livret est tiré d’une pièce que Jules Barbier et Michel Carré (les librettistes, entre autres, du Faust de Gounod) avaient eux-mêmes conçue à partir de trois contes de l’écrivain allemand E.T.A. Hoffmann. Il s’agit de trois histoires de femmes manipulées (Olympia, Antonia, Giulietta), dont Hoffmann, devenu personnage central, est à la fois le narrateur et le héros malheureux (une quatrième, mettant en scène une autre femme, Stella, les encadre). Dans tous les cas, cette quête de la femme idéale est contrecarrée par un personnage diabolique (Lindorf, Coppélius, Miracle, Dapertutto). L’univers de ces contes est délibérément fantastique et certains servirent de base à Freud pour ses théories sur « l’inquiétante étrangeté ».

Offenbach dut voir la pièce de Barbier et Carré lors de sa création à l’Odéon en 1851. Mais ce n’est qu’en 1876, au retour de sa tournée américaine, qu’il chercha à en faire un opéra. Il se mit alors au travail, modifiant sensiblement la structure originale de l’œuvre. Mais à sa mort, la partition était dans un tel état d’inachèvement qu’il fallut la compléter pour pouvoir la faire représenter. (concernant la version choisie par l’Opéra National de Paris pour cette production, cf l’article d’Alain Patrick Olivier «La dramaturgie introuvable», p. 45)

La création

Les Contes d’Hoffmann ont été créés le 10 février 1881 à l’Opéra-Comique.

 

L’œuvre à l’Opéra de Paris

Après de nombreuses représentations à l’Opéra-Comique, Les Contes d’Hoffmann sont représentés pour la première fois au Palais Garnier le 28 octobre 1974, sous la direction de Georges Prêtre, dans une mise en scène de Patrice Chéreau, des décors de Richard Peduzzi, des costumes de Jacques Schmidt, avec Nicolai Gedda (Hoffmann), Eliane Manchet (Olympia), Régine Crespin (Giulietta), Christiane Eda-Pierre (Antonia) et Tom Krause (Lindorf, Coppélius, Dapertutto, Miracle). Cette production sera reprise jusqu’en 1980. En 1982, l’Opéra de Paris présentait l’œuvre à l’Opéra-Comique, dans une adaptation de la production du Festival de Salzbourg (mise en scène et décors de Jean-Pierre Ponnelle), sous la direction d’Alain Lombard, avec Neil Shicoff (Hoffmann), Nelly Miricioiu (les quatre rôles féminins), Jean-Philippe Lafont (les quatre rôles diaboliques). En avril 1992, enfin, l’œuvre était à l’affiche de l’Opéra Bastille, sous la direction de Ion Marin, dans une mise en scène de Roman Polanski (décors et costumes de Frantz Salieri), avec Francisco Araiza (Hoffmann), Natalie Dessay (Olympia), Lella Cuberli (Antonia), Nadine Denize (Giulietta) et José Van Dam (les quatre rôles diaboliques).

La production mise en scène par Robert Carsen, qui est reproposée aujourd’hui, a été créée en mars 2000, sous la direction de James Conlon, avec Janez Lotric, Natalie Dessay, Andrea Rost, Enkelejda Shkosa et Samuel Ramey.

Représentations adaptées :
16/09/2012 à 14h30 (visuel)
25/09/2012 à 19h30 (visuel)
28/09/2012 à 19h30 (visuel)

Infos tarifs et réservations
TARIFS RÉDUITS
4ème cat. : 63 euros (au lieu de 90 euros) pour une personne déficiente visuelle et son accompagnateur.

Réservations auprès de Chantal Mousterou
Par téléphone : 0140011850
Par mail : cmousterou@operadeparis.fr
Lors de votre réservation, nous vous remercions de préciser le nombre de casques d’audiodescription dont vous avez besoin, ainsi que la présence éventuelle d’un chien-guide.

haut de la page Accueil

À Nanterre, une « Maison de poupée » en audiodescription avec Accès Culture

Couverture de livre : Une maison de poupée d'IbsenLa pièce de Henrik Ibsen, dans une mise en scène de Jean-Louis Martinelli, est proposée en audiodescription au Théâtre des Amandiers le dimanche 15 janvier 2012 à 15h30.

Pourquoi Nora, jeune femme heureuse et amoureuse de son mari au début de la pièce, décide-t-elle à la fin de tout quitter abandonnant mari et enfants ? La première scène est pourtant joyeuse : la veille de Noël, Nora, insouciante et gaie, prépare la fête. Auprès d’elle, son mari – elle vit avec lui, pour lui, par lui. Et peu importe qu’elle ait à lui cacher ce qu’elle fit jadis, pour lui sauver la vie. Et pourtant. il y a des lettres, un secret qui menace d’être révélé. Une illusion qui s’écroule. Nora comprend que pour son mari, elle n’a aucune autonomie, aucune reconnaissance.
Sa renaissance ne peut passer que par le départ, que par l’abandon de sa situation.

Infos tarifs et réservations
Tarif Préférentiel : 15 euros

Réservations auprès de Catalina Diaz Lecoq
Par téléphone : 01 46 14 70 12
Par mail : c.diaz@amandiers.com

Lors de votre réservation, nous vous remercions de préciser le nombre de casques d’audiodescription dont vous avez besoin, ainsi que la présence éventuelle d’un chien-guide.

Renseignements pratiques

Théâtre Nanterre-Amandiers – 7 avenue Pablo-Picasso 92022 Nanterre Cedex

RER A, arrêt Nanterre-Préfecture. Navettes gratuites jusqu’au théâtre (premier départ une heure avant le début du spectacle, retour assuré après le spectacle). La navette vous ramènera après le spectacle jusqu’à la station RER Nanterre-Préfecture ainsi qu’à la station Charles-de-Gaulle-Étoile.

À pied, depuis le RER Nanterre-Préfecture : rue Salvador Allende, rue Pablo Neruda, avenue Joliot Curie : 10 minutes à pied.

haut de la page Accueil

« Tartuffe » au Théâtre National de Bretagne (Rennes)

Le Théâtre National de Bretagne propose la pièce de Molière en audiodescription et en collaboration avec l’association Accès Culture, le samedi 14 janvier 2012 à 20h, salle Vilar TNB.

Photo du Tartuffe de Eric Lacascade - source : bigorre.org

Après la mise en scène unanimement saluée des Estivants de Gorki (pour laquelle nous avions proposé une représentation audio-décrite), dans un esprit de troupe porté à son incandescence, Eric Lacascade aborde pour la première fois Molière. Tartuffe s’inscrit dans la ligne du travail qu’il mène avec les acteurs piliers de sa compagnie. « Les grands textes du répertoire nous permettent d’approfondir la recherche sur l’acteur et le groupe ». Derrière la farce et la bouffonnerie du texte, s’expriment des passions humaines puissantes : jalousie, désir, haine, amour du pouvoir sont à l’œuvre au sein d’une même famille, véritable champ de bataille, où stratégies, ruses, attaques soudaines et coup d’éclats se succèdent. C’est dans ce paysage qu’apparaît Tartuffe, manipulant qui veut bien être manipulé, mais manipulé par ceux qu’il croit avoir en son pouvoir. Cette comédie en cinq actes était initialement nommée L’Hypocrite. Molière désirait prouver que l’on pouvait faire de la comédie tout en traitant des sujets « sérieux », avec des personnages réalistes. Il désirait mêler le sacré au comique, faire rire sur ce qui impose d’habitude le respect. Louis XIV dût d’abord interdire la pièce en réponse à la cabale des dévots. Après cinq ans et de nombreuses modifications de son texte, Molière fût enfin autorisé à le faire jouer.

Renseignements et réservations

Durée du spectacle : 2h15 – tarif unique : 12,50 €
Le mercredi 11 janvier à 18h au TNB, une visite tactile est proposée à la découverte des costumes et des décors du spectacle. Durée : une heure.

Pour réserver des places (en individuel ou en groupe) ou tout simplement obtenir de plus amples renseignements, contacter Nathalie Ribet – 02.99.31.55.33 – n.ribet@theatre-national-bretagne.fr. Lors de la réservation, merci de préciser le nombre de casques d’audiodescription souhaités, ainsi que la présence éventuelle d’un chien-guide.

Théâtre National de Bretagne – 1, rue Saint Hélier CS 54007 – 35040 Rennes cedex
Tel. 02.99.31.55.33 / 02.99.31.08.31 / 06.79.56.86.50
www.t-n-b.fr

haut de la page Accueil

« Le Suicidé » avec Accès Culture à la MC 93 de Bobigny

LE SUICIDÉ
de Nicolaï Erdmann (1900- 1970)

Mise en scène : Patrick Pineau
Durée : 2h25

À Moscou, au milieu des années 30, Sémione Podsékalnikov se réveille en pleine nuit avec un petit creux à l’estomac. À partir de cette situation banale et quotidienne, Nicolaï Erdman imagine une comédie burlesque et folle, un tourbillon loufoque, une machine infernale de théâtre où même l’impensable devient possible. Analyse impitoyable d’une société où seuls les morts peuvent dire tout haut ce que les vivants pensent tout bas, Le Suicidé a survécu pendant près de quarante ans à une tentative réitérée d’étouffement, d’élimination du paysage théâtral russe du xxe siècle. C’est avec délectation et un enthousiasme communicatif que Patrick Pineau et sa troupe de comédiens s’emparent de cette pièce miraculée pour faire entendre ces personnages pittoresques, ces doux dingues qui, entre quiproquos et malentendus, nous entraînent dans cette farandole où l’humour du désespoir le dispute à la férocité de la dénonciation.

Représentation adaptée :
Dimanche 08/01/2012 à 15h30

Infos tarifs et réservations
15 euros au lieu de 25 euros pour le spectateur et son accompagnateur

Réservations auprès de Gaëlle Brynhole
Par téléphone : 0141607274
Par mail : brynhole@mc93.com

Lors de votre réservation, nous vous remercions de préciser le nombre de casques d’audiodescription dont vous avez besoin, ainsi que la présence
éventuelle d’un chien-guide.

haut de la page Accueil

Spectacles vivants audiodécrits : un récapitulatif

Photo de la salle du théâtre du ChateletLa Confédération Française Pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Amblyopes (CFPSAA) donne dans son dernier bulletin un panorama détaillé des représentations en audiodescription des spectacles vivants — que nous reprenons ici — témoignant d’une effervescence semblant gagner théâtres et opéras en Île-de-France et en régions. Du fait de la grande quantité des liens indiqués renvoyant vers des sites, il nous était ici impossible de donner un titre pour chacun des liens. Veuillez nous excuser cette lacune dans l’accessibilité à laquelle nous essaierons de remédier quand nous aurons plus de temps.

Sommaire de l’article (pour revenir au sommaire, appuyer sur la touche Retour)

« PANORAMA », UN PÔLE SPÉCIFIQUE À ANGERS

L’offre en spectacles accessibles aux déficients visuels est encore en forte augmentation cette année en France, grâce à de multiples acteurs et à la structuration d’un pôle spécifique à Angers. Panorama. C’est la grande nouveauté de cette rentrée culturelle : Angers (Maine-et-Loire) développe une offre structurée pour les spectateurs déficients visuels, à l’opéra, au théâtre, pour la musique classique ou actuelle et dans les musées, à découvrir ci-dessous dans une rubrique spécifique. Dijon Audiodescription poursuit par ailleurs sa collaboration avec diverses salles plus ou moins éloignées de la capitale bourguignonne, et ajoute à l’audiodescription l’action « Les souffleurs de mots » dont certains lieux et dates d’intervention sont encore à préciser. Basé à Paris, le Centre Ressources Théâtre Handicap propose une initiative similaire, les « Souffleurs d’images« , en partenariat avec une vingtaine de théâtres franciliens : le spectateur déficient visuel est accompagné par un apprenti-comédien qui assure la description, la prestation étant assurée « à la demande » ( renseignements auprès de Mary Lockwood, au 01 42 74 17 87). A la demande également, mais en Provence, L’œil qui écoute réalise des audiodescriptions dans plusieurs théâtres (Scène Nationale de CavaillonLe Toursky à Marseille, Théâtre des Carmes en Avignon, Auditorium de Vaucluse au Thor, Théâtre Municipal Armand à Salon-de-Provence) : faites votre sélection dans leurs programmes et contactez Jacqueline Dussolau 09 50 49 15 27 ou au 06 21 67 44 92 pour convenir de la prestation d’audiodescription.

THÉÂTRE À PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE

Le Festival européen théâtre et handicap Orphée (4 au 17 novembre 2011 à Versailles) proposera des Souffleurs d’image (demande à effectuer lors de la réservation de places). A Paris, le Théâtre National de Chaillot présentera d’abord la reprise de Ricky Pompon, de Bertrand Bossard, humour et nostalgie aux couleurs acidulées pour tous à partir de 5 ans, le 6 novembre 2011. Suivront Au moins j’aurai laissé un beau cadavre, exploration signée Vincent Macaigne de la légende danoise d’Hamlet, du 9 au 11 novembre, puis vers la fin de saison Temps, de Wadji Mouawad, les 24 et 25 mai, plongée de trois personnages dans leur passé commun. A La Colline-Théâtre National, Je disparais, réflexion sur l’exil écrite par Arne Lygre, sera audiodécrit les 20 et 29 novembre 2011. Une pièce de Luigi Pirandello suivra les 18 et 25 mars 2012, Se trouver, avec Emmanuelle Béart, « un extraordinaire portrait de femme et d’actrice ». Autre grand auteur, Bertolt Brecht et Dans la jungle des villes, les 20 et 29 mai, dans une mise en scène de Roger Vontobel, « qui s’est fait connaître sur la scène allemande par ses relectures radicales de grandes oeuvres du répertoire »… L’Odéon Théâtre de l’Europe proposera la version d’Olivier Py du drame de Shakespeare Roméo et Juliette, les 12 et 16 octobre. En fin de saison, Mademoiselle Julie (August Strindberg) vous donnera rendez-vous les 30 mai et 3 juin 2012, avec Juliette Binoche, un spectacle créé lors du dernier festival d’Avignon. Reprise également à la Comédie Française, avec L’Avare, pièce de Molière mise en scène par Catherine Hiegel, avec l’excellent Denis Podalydès dans le rôle-titre, les 8 et 14 octobre 2011. Autre Molière quelques semaines plus tard, et encore une reprise, L’École des femmes, dans une mise en scène de Jacques Lassalle, les 1er, 14, 17 et 23 décembre, puis les 3 et 6 janvier 2012. Après, c’est à quelques mètres que le Français poursuivra sa saison, dans un Théâtre Ephémère construit en bois dans les jardins du Palais Royal, le temps de travaux dans la Salle Richelieu; c’est là que sera rejoué Le Mariage de Figaro, pièce de Beaumarchais mise en scène par Christophe Rauck, les 28 et 29 mars puis 8 avril 2012. Au Théâtre du Rond-Point, Moi je crois pas ! verra s’affronter Pierre Arditi et Catherine Hiegel, les 11, 14 et 18 mars 2012. Au Théâtre 13, l’association Prête-moi tes yeux au théâtre audiodécrira le 9 octobre 2011 Ossyane, épopée familiale d’après le roman « Les Echelles du Levant » de l’écrivain Amin Maalouf. Célèbre par le film qui en a été tiré, Vol au-dessus d’un nid de coucou, de Dale Wasserman (d’après Ken Kesey), sera à l’affiche les 22, 25 et 29 mars, puis les 1, 5 et 8 avril 2012. Les Fourberies de Scapin (Molière) seront à l’affiche du Théâtre de la Porte Saint-Martin les 24, 29 et 30 mai, dans une mise en scène d’Antoine Herbez qui a beaucoup tourné. Enfin, au Théâtre de la Tempête, reprise le 9 octobre 2011 d’une pièce qui tournera en France, Le Dindon, Feydeau mis en scène par Philippe Adrien. Dans l’Essonne, le Théâtre de l’Agora (Evry) accueillera Le suicidé, comédie russe de Nicolaï Erdmann créée à Avignon en juillet dernier qui plongera le spectateur dans l’absurde stalinien le 31 janvier 2012. Dans les Hauts-de-Seine, le Théâtre Nanterre-Amandiers n’audiodécrira, le 30 novembre, que l’une des parties de son triptyque Des Femmes, le drame Antigone écrit par Sophocle et mis en scène par Wajdi Mouawad. Suivra le 15 janvier 2012 la reprise d’une pièce d’Henrik Ibsen, Une maison de poupée, dans une adaptation française de Grégoire Oestermann, Amélie Wendling et Jean-Louis Martinelli, ce dernier signant la mise en scène. Clôture de la saison audiodécrite le 1er avril 2012 avec un classique de Tchekhov, Oncle Vania, dans une mise en scène d’Alain Françon. A Bobigny, la MC93 proposera Le suicidé (lire ci-dessus à Evry), le 8 janvier 2012. Suivra La Mort de Danton, drame de Georg Büchner, le 25 mars, affrontement tragique sur fond de révolution entre deux « monstres », Robespierre et Danton.

THÉÂTRE, DANSE ET MUSIQUE EN RÉGIONS, DU NORD AU SUD

A Tourcoing, le Théâtre de l’idéal proposera avec Les âmes mortes, la satyre d’une économie fictive écrite par Nicolas Gogol, le 11 octobre 2011. A Lille, leThéâtre du Nord affichera le 8 décembre 2011, Dom Juan, un Molière mis en scène par Julie Brochen. Russie encore, mais soviétique, avec Le suicidé, comédie de Nicolaï Erdmann qui plongera le spectateur dans l’absurde stalinien, le 23 février 2012. Traversée de la Mancha par deux tueurs à gages le 31 mai, dans La balade des noyés, un texte de Carlos Eugenio Lopez. Le Théâtre National de Strasbourg ouvrira sa saison audiodécrite le 20 octobre 2011 avec Ce qui évolue ce qui demeure, de Howard Barker, où comment un moine se retrouve à la fin du Moyen-Âge face au nouveau monde qu’ouvrent l’imprimerie et les armes à feu. Olivier Py exposera sa mise en scène du drame de Shakespeare Roméo et Juliette, le 30 novembre. Wolfgang Borchert vous conviera quant à lui Dehors devant la porte, le 16 février 2012, un « retour de la guerre » mis en scène par Jacques Osinski. A découvrir ensuite, un Brecht méconnu, Têtes rondes, têtes pointues, le 25 mars, ou la division d’une population en classes sociales. Puis rendez-vous à La Commission centrale de l’enfance, récit autobiographique de vacances collectives écrit et interprété par David Lescot, le 3 avril. Conclusion de cette saison audiodécrite le 22 mai avec Merlin l’Enchanteur, premier épisode d’un Graal Théâtre conçu par Florence Delay et Jacques Roubaud et dont la création s’étalera sur plusieurs saisons. Le Théâtre National de Bretagne(Rennes) créera une nouvelle production de Tartuffe (Molière), le 14 janvier 2012. Puis il recevraCendrillon, adaptation du conte de Charles Perrault par Joël Pommerat, le 10 mai. A Quimper, le Théâtre de Cornouailles, dont le programme de la saison est téléchargeable en format audio ou sur CD, présentera Miche et Drate, le 16 décembre 2011, joutes verbales signées Gérald Chevrolet. Puis ce sera le Tartuffe de Molière version Eric Lacascade, le 7 mars 2012. A Nantes, Le Grand T proposera Romeo et Juliette, le 21 janvier 2012, précédemment présenté à Paris. Suivra une autre pièce en tournée, Le Suicidé (lire ci-dessus au Théâtre du Nord), le 10 mars. Le Théâtre Dijon Bourgogneproposera Dom Juan, Molière mis en scène par Julie Brochen, le 9 février 2012. En fin d’hiver, une oeuvre collective mêlant texte, cinéma et musique plongera les spectateurs dans le monde ouvrier, avec Très nombreux, chacun seul, le 17 mars. Le même théâtre proposera également deux spectacles accompagnés par des étudiants « conteurs d’images » : Du Fond des Gorges, le 23 novembre 2011, une Fabrication collective de Pierre-Yves Chapalain, François Chattot et Pierre Meunier, puis Les Mouches, de Jean-Paul Sartre, le 11 janvier 2012; ces représentations seront précédées d’une séance d’approche tactile du décor et d’une rencontre avec les comédiens, renseignements auprès de Sophie Bogillot au 06 29 66 51 11. A Besançon, le Théâtre de l’Espace proposera Miche et Drate, paroles blanches, le 22 février, joutes verbales de Gérald Chevrolet. Place ensuite à Notre besoin de consolation, le 15 mars, scénographie d’une humanité en mutation conçue par Julie Bérès. Sous chapiteau dans un lieu encore à préciser, les marionnettes de Dans l’oeil du judas vous conduiront, le 5 avril, à la découverte de la peur de l’autre et de la cruauté qu’elle génère… Le Centre national de création d’Orléans (CADO) affichera Le bourgeois gentilhomme, comédie-ballet de Molière et Lully, le 11 décembre 2011. Au printemps, Henri IV le Bienaimé, pièce écrite et mise en scène par Daniel Colas, 25 mars 2012, où comment mettre l’Europe en guerre pour conquérir une femme… A Tours, le Centre Dramatique Régionalproposera Kids, de Fabrice Melquiot, confrontation avec « des enfants privés d’enfance par la lutte pour vivre coûte que coûte », le 24 novembre 2011. Place au Dindon, le 31 mai 2012, dans la version Philippe Adrien créée à Paris. Le Théâtre d’Angoulême accueillera le 12 février 2012 cette même pièce en tournée. Le Théâtre de l’Union (Limoges) recevra La comédie des erreurs, un Shakespeare revu par le britannique Dan Jemmet. Les Treize Arches (Brive-la-Gaillarde) accueillera la version Philippe Adrien du Dindon de Feydeau, le 21 février 2012. A Lyon, les Célestins afficheront quatre pièces en tournée : Une nuit arabe, le 13 octobre 2011, Antigone (Sophocle) élément du triptyque Des femmes le 17 novembre, Le Suicidé le 4 mars, et enfin Courteline, amour noir le 26 avril. La MC2(Grenoble) proposera Le Suicidé (présenté à Lille, lire ci-avant), les 8 et 9 décembre 2011. Suivra le Tartuffe de Molière dans une mise en scène d’Eric Lacascade, les 29 et 30 mars 2012. Pour finir avec La mort de Danton (donnée à Bobigny, lire ci-dessus), les 26 et 27 avril. Le Théâtre National de Bordeaux-Aquitaine recevra Le Dindon (Feydeau) version Philippe Adrien le 16 février 2012. Puis Les femmes savantes (Molière), dans une mise en scène de Marc Paquien, le 5 avril; des visites spéciales sont prévues autour de ces deux spectacles. Edouard Baer reviendra quant à lui en résidence de création au Théâtre de Nîmes avec La France (titre provisoire), le 16 mars 2012; les spectateurs peuvent demander une version audio sur CD du programme de la saison 2011-2012 auprès d’Adèle Brouard, au 04 66 36 65 19. Le Théâtre du Jeu de paume (Aix-en-Provence) recevra Une histoire d’âme, texte d’Ingmar Bergman interprété par Sophie Marceau, le 14 décembre 2011. Du Desproges à suivre, le 25 janvier 2012, avec ses Chroniques de la haine ordinaire. A Marseille, le Théâtre du Gymnase accueillera Une maison de poupée, d’Henrik Ibsen (qui vient des Amandiers-Nanterre : lire ci-avant), le 16 février 2012. Puis place à Henri IV le Bienaimé (version CADO d’Orléans, lire ci-avant), le 6 juin. Toujours à Marseille, création les 21 et 22 janvier 2012 de Courteline, amour noirou trois pièces en un acte : « La peur des coups », « La paix chez soi » et « Les boulingrin ». Suivra le 4 avril La jeune fille aux mains d’argent, opéra pour chœur, comédien, musiciens et marionnettes de Raoul Lay. A Toulon, le tout neufThéâtre Liberté recevra deux spectacles présentés précédemment à l’Odéon à Paris : Romeo et Juliette (Shakespeare), le 12 avril 2012, puis Mademoiselle Julie(August Strindberg), le 12 mai.

OPÉRA, THÉÂTRE, DANSE ET MUSIQUE À ANGERS

En cette rentrée 2011, la ville d’Angers soutient pas moins de onze structures culturelles qui proposent une offre artistique aux personnes déficientes visuelles. Un document de présentation est disponible en noir grands caractères et en braille en contactant Le Quai au 02 41 22 20 25. Angers-Nantes Opéra proposera L’Enfant et la nuit, conte lyrique pour enfants du compositeur contemporain Franck Villard (à partir de 7 ans), sur la peur du noir, les 25 janvier 2012 au Théâtre Graslin (Nantes) et le 1er février au Grand Théâtre d’Angers. Côté grand opéra, La Bohème (Giacomo Puccini) sera chantée au Quai (Angers) le 25 avril puis à la Cité des congrès de Nantes le 6 mai. Diverses actions culturelles adaptées seront proposées en marge de ces spectacles : renseignements auprès de Véronique Desmottes ou Camille Petitet. Le Centre National de Danse Contemporaine d’Angers organisera par ailleurs des actions culturelles autour du spectacle Cédric Andrieux, les 18 et19 janvier 2012, dont un atelier Feldenkrais : informations auprès de Gildas Esnault au 02 44 01 22 66. Le Nouveau Théâtre d’Angers audiodécrira, au Quai, Une nuit arabe – Le dragon d’or, le 23 novembre 2011 (au Grand Théâtre), diptyque de Roland Schimmelpfennig. A déguster ensuite, La princesse transformée en steak frites (!) le 29 février 2012, puis Courteline, amour noir ou trois pièces en un acte : « La peur des coups », « La paix chez soi » et « Les boulingrin », le 4 avril. Les représentations seront suivies d’une rencontre avec l’équipe artistique : renseignements auprès de Séverine Hamelin au 02 44 01 22 48).Trois concerts de musiques actuelles seront également proposés avec accueil spécifique, atelier de découverte des instruments de percussions, programme en braille et gros caractères : jazz et musiques caribéennes du Eric Ildefonse Sextet (29 novembre 2011), poésie du monde avec Antonio Placer et Jean-Marie Machado (4 février 2012), chant bambara et sonorités celtiques de N’Diale – Jacky Molard Quartet et Foune Diarra Trio (28 avril 2012). Renseignements auprès de Julien Villeneuve au 02 41 22 20 25. Ce n’est pas tout ! Expérimentation sensible de l’espace public, « Histoires Cachées » résultera de la vingtaine de binômes formés par un voyant et un non-voyant, organisés par la compagnie Begat Theater à La Paperie, Centre National des Arts de la Rue, les 27 et 28 avril 2012 : renseignements auprès de Caroline Caré au 02 41 66 04 47. Last but not least, l’Orchestre National des Pays de la Loire proposera un accueil dédié avec programme en gros caractères et en braille pour deux concerts au Centre de Congrès d’Angers : Philosophes de l’amour (Sérénade d’après le Banquet de Platon de Leonard Bernstein, Symphonie n°5 de Gustav Mahler) les 11 et 13 novembre 2011, « L’histoire de Babar » (Francis Poulenc) précédé du Concerto pour clarinette de Jean Françaix le 1er juin. Renseignements auprès de Sophie Papin au 02 51 25 29 25.

LYRIQUE À PARIS ET EN ÎLE-DE-FRANCE

Trois reprises contrastées sont à l’affiche de l’Opéra de Paris. Ouverture avec mise en scène controversée de La Dame de pique(Tchaikovski) par Lev Dodin, les 26 janvier, 3 et 6 février 2012. A suivre,Don Giovanni (Mozart) dans une transposition très new-yorkaise, les 18 mars, 16 et 21 avril. En conclusion de la saison audiodécrite, L’amour des trois oranges, dans la plaisante production signée Gilbert Deflo, les 23 juin, 3 et 6 juillet. Rire et plaisir garantis à l’Athénée-Louis Jouvet pour La botte secrète, « fantaisie burlesque et volontiers égrillarde » de Claude Terrasse qui sera servie par l’excellente compagnie Les Brigands, les 27 décembre 2011, 4 et 8 janvier 2012. Plongée les 13 et 15 avril dans l’histoire d’une révolte napolitaine à l’Opéra Comique, avec La muette de Portici, composé en 1828 par Auber qui ne se doutait pas qu’il précipiterait ainsi l’indépendance de… la Belgique ! Précédent patron des lieux, Jérôme Savary présentera son Opéra manouche au Théâtre Comedia les 1er, 2 et 4 mars, spectacle musical avec « Tziganes et Gitans, Romanos et tous ces gens du voyage »… Le Théâtre du Chatelet reprendra les 10, 11, 15 et 17 décembre 2011 la comédie musicale The Sound of Music – La mélodie du bonheur (Rodgers et Hammerstein) qui triompha sur la même scène il y a tout juste deux ans. Pour finir la saison, une adaptation électro « musiques actuelles » de l’opéra de Claudio Monteverdi, Le couronnement de Poppée, rebaptisé Pop’pea, les 2, 3, 5 et 7 juin 2012.

LYRIQUE EN RÉGIONS, DU NORD AU SUD

L’ Opéra de Lille ouvrira avec le Rakes’ progress d’Igor Stravinski, les 13 et 16 octobre 2011, dans une mise en scène de David Lescot. Suivra Cendrillon (celui de Massenet) dans la version Laurent Pelly, les 20, 22 et 26 mai 2012. A Nancy, l’ Opéra National de Lorraine proposera L’italienne à Alger (Rossini), dans une coproduction slovaque signée David Hermann, le 19 janvier 2012. Reprise à l’Opéra-Théâtre de Metz le 11 mars. L’Opéra de Reims donnera Jenufa, de Leoš Janácek, création française de la version originale de 1904 reconstituée par Mark Audus chantée en tchèque et coproduite avec Limoges et Rennes, le 5 février 2012. Au printemps viendra La Traviata (Verdi), le 13 mai, également coproduite avec Limoges et Rennes. L’Opéra de Rouen audiodécrira quatre spectacles : Viva la mamma!, farce adaptée des Convenienze ed Inconvenienze teatrali composées par Gaetano Donizetti, le 4 décembre 2011. Puis une oeuvre contemporaine pour enfants, Ne criez pas au loup, « opéra participatif » de Raffaele Sargenti, le 31 janvier 2012. Une rareté ensuite : La vera constanza, opéra-bouffe de Joseph Haydn, le 8 avril. Pour finir avec La Traviata (Verdi), dans une nouvelle production maison, le 13 mai. L’Opéra de Rennes affichera Jenufa, de Leoš Janácek, le 8 novembre 2011. Et le 2 juin 2012, une valeur sûre, Les noces de Figaro (Mozart) dans une production lorraine. Des visites tactiles des décors, costumes et accessoires sont prévues pour ces deux spectacles. L’Opéra de Dijon proposera quant à lui La Traviata (un Verdi que l’on ne présente plus !) le 5 janvier 2012, dans la production 2011 du festival d’Aix-en-Provence signée Jean-François Sivadier. L’Opéra-Théâtre de Limoges adaptera trois spectacles : l’Elisir d’amore, de Donizetti, dans une nouvelle production, les 4 et 6 novembre 2011, puis… La Traviata, les 15 et 17 avril 2012, coproduite avec Reims et Rennes, enfin La jeune fille aux mains d’argent, opéra pour chœur, comédien, musiciens et marionnettes de Raoul Lay, le 8 juin. L’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne affichera Madame Butterfly (Giacomo Puccini), dans une mise en scène d’Alain Garichot, le 29 avril 2012. Le Centre lyrique Clermont-Auvergne (Clermont-Ferrand) proposera Don Giovanni (Mozart) dans une production maison, le 4 mars 2012, avec la grande Teresa Berganza aux études musicales. L’Opéra National deBordeaux audiodécrira le dramatique Macbeth de Verdi les 29 et 31 janvier 2012 dans une mise en scène de Jean-Louis Martinoty, puis un ouvrage d’un genre bien plus léger, L’Amour masqué, d’André Messager, les 8 et 11 mars 2012. Des conférences/rencontres seront organisées en amont, une maquette tactile du Grand-Théâtre devant être livrée au cours de l’année 2012 « afin que les personnes mal et non-voyantes puissent appréhender ce chef-d’oeuvre architectural imaginé par Victor Louis ». Précisions auprès d’Audrey Lagarde au 05 56 00 54 03. Le Théâtre du Capitole de Toulouse audiodécrira plus de la moitié de sa saison lyrique : record de France ! En premier,Tosca (Puccini), avec une distribution alléchante (Catherine Naglestad, Vladimir Galouzine, Franck Ferrari), les 9 et 11 octobre 2011. Puis Falstaff (Verdi), là encore avec des grands noms (Alessandro Corbelli, Ludovic Tézier, Soile Isokoski), les 11 et 13 décembre. Pour annoncer le printemps, La clémence de Titus (Mozart) dans une mise en scène de David MacVicar, les 18 et 20 mars 2012. Un Rameau pour suivre, avec Les Indes galantes, sous la direction de Christophe Rousset, les 13 et 15 mai. Conclusion plus recueillie avec Tannhäuser, de Richard Wagner, les 24 et 29 juin. L’Opéra de Montpellier proposera, au Corum, La Belle Hélène, Offenbach version Shirley et Dino, le 5 janvier 2012. A suivre, Elektra, drame prenant de Richard Strauss, le 4 mars. Le Théâtre de Nîmes présentera Une Flûte Enchantée, adaptation par Peter Brook du célèbre opéra de Mozart, le 14 décembre 2011; les spectateurs peuvent demander une version audio sur CD du programme de la saison 2011-2012 auprès d’Adèle Brouard au 04 66 36 65 19. Jacques Vernes, octobre 2011. Source : Bulletin 19 de la CFPSAA haut de la page Accueil

Théâtre National de la Colline, saison 2011-2012

La Colline propose chaque année trois spectacles en audiodescription. Pour la saison qui va s’ouvrir, « Je disparais » de Arne Lygre, « Se trouver » de Luigi Pirandello, et « Dans la jungle des villes » de Bertolt Brecht. Informations pratiques en fin d’article.

Logo du Théâtre National de la Colline

Les programmes des spectacles sont disponibles en braille, en caractères agrandis et en caractères noirs. Ces documents ainsi que les casques sont remis sur demande à l’accueil. Les représentations audio-décrites du mardi sont précédées d’une présentation de la maquette du décor. Ce rendez-vous est animé par un membre de l’équipe artistique de chacun des spectacles et par une chargée des relations publiques.

Les spectacles 2011/2012 en audiodescription

Je disparais
de Arne Lygre
mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig
collaboration artistique Anne-Françoise Benhamou
avec Irina Dalle, Alain Libolt, Pauline Lorillard, Annie Mercier, Luce Mouchel
du 4 novembre au 9 décembre 2011 dans le Grand Théâtre

Affiche : "Je disparais" de Arne Lygre

« Qu’ai-je à faire du reste du monde ? »

À 43 ans, Arne Lygre est l’auteur de sept pièces déjà traduites et jouées en plusieurs langues ; il a également publié deux romans et un recueil de nouvelles. Les personnages centraux de Je disparais, Moi et Mon amie, sont deux femmes qui doivent quitter précipitamment leur pays. De cet arrière-plan politique, on saura peu de choses. Car le sujet de prédilection de Lygre, c’est la fragilité du Moi qu’on se construit – précaire, miné par des souvenirs enfouis, hanté par d’autres vies possibles. Émigrer, ici, ce n’est pas seulement quitter la vie confortable, la maison, mais être jeté hors de ses repères, hors de soi. Alors, pour parer à ce qui les menace, tout au long de leur fuite, Moi et Mon amie s’inventent d’étranges jeux de rôles. L’écriture ludique et prenante d’Arne Lygre intrique jusqu’au vertige les situations urgentes qu’elles traversent et leurs scénarios fantasmatiques. À quoi leur sert de se projeter dans d’autres vies ? S’agit-il pour elles de se réapproprier leur réalité ? De conjurer la disparition ? Dans la détresse, à quoi sert l’imaginaire ? C’est aussi parce qu’elle pose ces questions – de vie et de théâtre – que Stéphane Braunschweig a choisi cette pièce bouleversante. Et fascinante.

Représentations en AD : dimanche 20 novembre à 15h30 et mardi 29 novembre à 19h30
Présentation du décor : mardi 29 novembre à 18h
Rencontre avec l’équipe artistique : mardi 15 novembre à l’issue de la représentation
Rencontre et lectures autour d’Arne Lygre en présence de l’auteur : lundi 5
décembre à 20h30

•••••••••••••

Se trouver
de Luigi Pirandello
mise en scène Stanislas Nordey
avec Emmanuelle Béart, Claire Ingrid Cottanceau, Vincent Dissez, Raoul Fernandez,
Frédéric Leidgens…
du 6 mars au 14 avril 2012 dans le Grand Théâtre

Photo : "DAMES" de Busby Berkeley et Ray Enright 1934 USA

« Il faut s’évader ! Se transfigurer ! Devenir autre ! »

Se trouver (1932) est un extraordinaire portrait de femme et d’actrice. Donata Genzi, dispersée en de multiples personnages, n’arrive plus à être elle, ni même à être ; pour se trouver, elle tente une aventure sentimentale et fuit le théâtre, mais son métier d’actrice pèse sur l’être de femme qu’elle cherche : chaque geste, chaque inflexion de voix lui viennent d’une pièce qu’elle a déjà jouée ; elle ne se réalise pas plus dans la vie que dans son métier. Elle décide alors de tenter une dernière expérience cruciale: retourner sur scène en prenant le risque de fragiliser sa relation amoureuse et de se perdre définitivement. Dans l’œuvre de Pirandello, Six personnages en quête d’auteur, Ce soir on improvise et Les Géants de la montagne ont parfois éclipsé Se trouver, qui débat aussi du théâtre mais sur un plan plus intime. Entre désir d’être dans la vie et passion de la créer, où se situe la vérité ? Stanislas Nordey, grand lecteur de textes contemporains, aime aussi retourner vers les classiques pour en débusquer la modernité, grâce à son travail radical sur le jeu. Après Les Justes de Camus, il s’attaque pour la première fois à Pirandello et retrouve au centre de l’œuvre un personnage de femme complexe et combattant comme il les affectionne.

Représentations en audio-description : dimanche 18 mars à 15h30 et mardi 27 mars à 19h30
Présentation du décor : mardi 27 mars à 18h
Rencontre autour du spectacle : mardi 20 mars à l’issue de la représentation

•••••••••••••

Dans la jungle des villes
de Bertolt Brecht
mise en scène Roger Vontobel
avec Clément Bresson, Rodolphe Congé, Cécile Coustillac, Annelise Heimbuger,
Arthur Igual, Sébastien Pouderoux, Philippe Smith…
du 4 mai au 7 juin 2012 dans le Grand Théâtre

Photo de Roger Vontobel

« Un être humain a beaucoup de possibilités, n’est-ce pas ? »

Une ville ordinaire, un jour ordinaire, dans un monde d’argent : le bruit, la boue, des gens au travail ou sans. Qu’ils vendent du poisson, du sexe ou leur misère, ce sont d’autres qui en touchent les fruits. Dans cette jungle implacable, deux hommes engagent un combat énigmatique. Shlink s’est hissé du bas de l’échelle au sommet, il a vendu son âme à la modernité, il a tout – mais peut-être pas? Garga, lui, n’a jamais rien tenté, préférant s’engourdir dans la marginalité et dans une vie sans horizon. Avec une arme nommée “humiliation”, Shlink l’éveilleur le provoque. Que cherche-t-il ? Et pour Garga, cette intrusion catastrophique est-elle une chance ? En une série de rounds poignants, la pièce suit le corps à corps matériel et spirituel des deux hommes jusqu’à son issue. Pour Roger Vontobel, Brecht raconte par cet affrontement sauvage et superbe un tremblement de terre qui secoue les fondements d’une société. Et nous, de quel séisme avons-nous besoin pour réveiller nos consciences endormies? La question sera au centre de la première création française de ce jeune metteur en scène suisse-allemand, qui s’est fait connaître sur la scène allemande par ses relectures radicales de grandes œuvres du répertoire.

Représentations en audio-description : dimanche 20 mai à 15h30 et mardi 29 mai à 19h30
Présentation du décor : mardi 29 mai à 18h
Rencontre autour du spectacle : mardi 15 mai à l’issue de la représentation

•••••••••••••

Renseignements et réservations

Christelle Longequeue au 01 44 62 52 12 ou c.longequeue@colline.fr

Comment venir au théâtre ?
La Colline – 15, rue Malte-Brun, Paris 20ème
métro lignes 3 et 3 bis, station Gambetta (sortie Père Lachaise)
bus 26, 60, 61, 69, 102 arrêt Gambetta mairie du 20e

Tarifs en abonnement

12 € la place à partir de 3 spectacles
9 € pour les moins de 30 ans et les demandeurs d’emploi

Tarifs hors abonnement
20 € la place (au lieu de 29 €)
14 € pour les moins de 30 ans et les demandeurs d’emploi

Les associations bénéficient d’un tarif préférentiel de 15 € la place par l’intermédiaire du carnet Colline. Ce carnet comprend 10 places valables durant toute la saison 2011/2012.

Nous vous remercions de nous signaler lors de votre réservation ou de la souscription d’un abonnement si vous souhaitez un casque pour l’audio-description, un programme en braille ou en caractères agrandis et enfin si vous venez accompagné d’un chien guide.

haut de la page Accueil