Association française d'audiodescription (AFA)

Théâtre National de la Colline, saison 2011-2012

Posted on: 26 août 2011

La Colline propose chaque année trois spectacles en audiodescription. Pour la saison qui va s’ouvrir, « Je disparais » de Arne Lygre, « Se trouver » de Luigi Pirandello, et « Dans la jungle des villes » de Bertolt Brecht. Informations pratiques en fin d’article.

Logo du Théâtre National de la Colline

Les programmes des spectacles sont disponibles en braille, en caractères agrandis et en caractères noirs. Ces documents ainsi que les casques sont remis sur demande à l’accueil. Les représentations audio-décrites du mardi sont précédées d’une présentation de la maquette du décor. Ce rendez-vous est animé par un membre de l’équipe artistique de chacun des spectacles et par une chargée des relations publiques.

Les spectacles 2011/2012 en audiodescription

Je disparais
de Arne Lygre
mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig
collaboration artistique Anne-Françoise Benhamou
avec Irina Dalle, Alain Libolt, Pauline Lorillard, Annie Mercier, Luce Mouchel
du 4 novembre au 9 décembre 2011 dans le Grand Théâtre

Affiche : "Je disparais" de Arne Lygre

« Qu’ai-je à faire du reste du monde ? »

À 43 ans, Arne Lygre est l’auteur de sept pièces déjà traduites et jouées en plusieurs langues ; il a également publié deux romans et un recueil de nouvelles. Les personnages centraux de Je disparais, Moi et Mon amie, sont deux femmes qui doivent quitter précipitamment leur pays. De cet arrière-plan politique, on saura peu de choses. Car le sujet de prédilection de Lygre, c’est la fragilité du Moi qu’on se construit – précaire, miné par des souvenirs enfouis, hanté par d’autres vies possibles. Émigrer, ici, ce n’est pas seulement quitter la vie confortable, la maison, mais être jeté hors de ses repères, hors de soi. Alors, pour parer à ce qui les menace, tout au long de leur fuite, Moi et Mon amie s’inventent d’étranges jeux de rôles. L’écriture ludique et prenante d’Arne Lygre intrique jusqu’au vertige les situations urgentes qu’elles traversent et leurs scénarios fantasmatiques. À quoi leur sert de se projeter dans d’autres vies ? S’agit-il pour elles de se réapproprier leur réalité ? De conjurer la disparition ? Dans la détresse, à quoi sert l’imaginaire ? C’est aussi parce qu’elle pose ces questions – de vie et de théâtre – que Stéphane Braunschweig a choisi cette pièce bouleversante. Et fascinante.

Représentations en AD : dimanche 20 novembre à 15h30 et mardi 29 novembre à 19h30
Présentation du décor : mardi 29 novembre à 18h
Rencontre avec l’équipe artistique : mardi 15 novembre à l’issue de la représentation
Rencontre et lectures autour d’Arne Lygre en présence de l’auteur : lundi 5
décembre à 20h30

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Se trouver
de Luigi Pirandello
mise en scène Stanislas Nordey
avec Emmanuelle Béart, Claire Ingrid Cottanceau, Vincent Dissez, Raoul Fernandez,
Frédéric Leidgens…
du 6 mars au 14 avril 2012 dans le Grand Théâtre

Photo : "DAMES" de Busby Berkeley et Ray Enright 1934 USA

« Il faut s’évader ! Se transfigurer ! Devenir autre ! »

Se trouver (1932) est un extraordinaire portrait de femme et d’actrice. Donata Genzi, dispersée en de multiples personnages, n’arrive plus à être elle, ni même à être ; pour se trouver, elle tente une aventure sentimentale et fuit le théâtre, mais son métier d’actrice pèse sur l’être de femme qu’elle cherche : chaque geste, chaque inflexion de voix lui viennent d’une pièce qu’elle a déjà jouée ; elle ne se réalise pas plus dans la vie que dans son métier. Elle décide alors de tenter une dernière expérience cruciale: retourner sur scène en prenant le risque de fragiliser sa relation amoureuse et de se perdre définitivement. Dans l’œuvre de Pirandello, Six personnages en quête d’auteur, Ce soir on improvise et Les Géants de la montagne ont parfois éclipsé Se trouver, qui débat aussi du théâtre mais sur un plan plus intime. Entre désir d’être dans la vie et passion de la créer, où se situe la vérité ? Stanislas Nordey, grand lecteur de textes contemporains, aime aussi retourner vers les classiques pour en débusquer la modernité, grâce à son travail radical sur le jeu. Après Les Justes de Camus, il s’attaque pour la première fois à Pirandello et retrouve au centre de l’œuvre un personnage de femme complexe et combattant comme il les affectionne.

Représentations en audio-description : dimanche 18 mars à 15h30 et mardi 27 mars à 19h30
Présentation du décor : mardi 27 mars à 18h
Rencontre autour du spectacle : mardi 20 mars à l’issue de la représentation

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Dans la jungle des villes
de Bertolt Brecht
mise en scène Roger Vontobel
avec Clément Bresson, Rodolphe Congé, Cécile Coustillac, Annelise Heimbuger,
Arthur Igual, Sébastien Pouderoux, Philippe Smith…
du 4 mai au 7 juin 2012 dans le Grand Théâtre

Photo de Roger Vontobel

« Un être humain a beaucoup de possibilités, n’est-ce pas ? »

Une ville ordinaire, un jour ordinaire, dans un monde d’argent : le bruit, la boue, des gens au travail ou sans. Qu’ils vendent du poisson, du sexe ou leur misère, ce sont d’autres qui en touchent les fruits. Dans cette jungle implacable, deux hommes engagent un combat énigmatique. Shlink s’est hissé du bas de l’échelle au sommet, il a vendu son âme à la modernité, il a tout – mais peut-être pas? Garga, lui, n’a jamais rien tenté, préférant s’engourdir dans la marginalité et dans une vie sans horizon. Avec une arme nommée “humiliation”, Shlink l’éveilleur le provoque. Que cherche-t-il ? Et pour Garga, cette intrusion catastrophique est-elle une chance ? En une série de rounds poignants, la pièce suit le corps à corps matériel et spirituel des deux hommes jusqu’à son issue. Pour Roger Vontobel, Brecht raconte par cet affrontement sauvage et superbe un tremblement de terre qui secoue les fondements d’une société. Et nous, de quel séisme avons-nous besoin pour réveiller nos consciences endormies? La question sera au centre de la première création française de ce jeune metteur en scène suisse-allemand, qui s’est fait connaître sur la scène allemande par ses relectures radicales de grandes œuvres du répertoire.

Représentations en audio-description : dimanche 20 mai à 15h30 et mardi 29 mai à 19h30
Présentation du décor : mardi 29 mai à 18h
Rencontre autour du spectacle : mardi 15 mai à l’issue de la représentation

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Renseignements et réservations

Christelle Longequeue au 01 44 62 52 12 ou c.longequeue@colline.fr

Comment venir au théâtre ?
La Colline – 15, rue Malte-Brun, Paris 20ème
métro lignes 3 et 3 bis, station Gambetta (sortie Père Lachaise)
bus 26, 60, 61, 69, 102 arrêt Gambetta mairie du 20e

Tarifs en abonnement

12 € la place à partir de 3 spectacles
9 € pour les moins de 30 ans et les demandeurs d’emploi

Tarifs hors abonnement
20 € la place (au lieu de 29 €)
14 € pour les moins de 30 ans et les demandeurs d’emploi

Les associations bénéficient d’un tarif préférentiel de 15 € la place par l’intermédiaire du carnet Colline. Ce carnet comprend 10 places valables durant toute la saison 2011/2012.

Nous vous remercions de nous signaler lors de votre réservation ou de la souscription d’un abonnement si vous souhaitez un casque pour l’audio-description, un programme en braille ou en caractères agrandis et enfin si vous venez accompagné d’un chien guide.

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